La prévention des RPS repose avant tout sur l’analyse des situations de travail et de leur organisation.
L’INRS distingue six grandes familles de facteurs à examiner : l’intensité et le temps de travail, les exigences émotionnelles, le manque d’autonomie, les rapports sociaux au travail dégradés, les conflits de valeurs et l’insécurité de la situation de travail.
Concrètement, plusieurs questions peuvent être posées dans l’entreprise : la charge de travail est-elle adaptée ? Les salariés disposent-ils de suffisamment de marges de manœuvre ? Les objectifs sont-ils clairs et réalisables ? Les changements sont-ils suffisamment anticipés et expliqués ? Les salariés sont-ils confrontés à des tensions avec le public ou au sein des équipes ?
Ces situations ne signifient pas nécessairement qu’un risque psychosocial est présent. Elles constituent en revanche des éléments à prendre en compte dans l’évaluation des risques professionnels.
Comme les autres risques professionnels, les RPS doivent être évalués et intégrés au document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). L’objectif est ensuite d’identifier leurs causes et d’agir en priorité sur les situations de travail qui les génèrent.
L’INRS recommande une démarche collective structurée : préparer la démarche, analyser les situations de travail réel, construire un plan d’actions, le mettre en œuvre puis évaluer son efficacité.
Selon les situations rencontrées, les mesures peuvent ainsi concerner l’organisation et la répartition de la charge de travail, les moyens disponibles, les horaires, la circulation de l’information, l’accompagnement des changements, les relations professionnelles ou encore les possibilités d’expression des salariés sur leur travail.
La prévention peut être engagée sans attendre qu'une situation grave survienne : lors de la mise à jour du DUERP, à l’occasion d’un changement important dans l’organisation du travail, mais également à la suite d’une alerte ou d’une atteinte à la santé.